La période des questions
Les détenus afghans
Les détenus afghans
M. Paul Dewar (Ottawa-Centre, NPD):
Monsieur le Président, pour retarder l'accusation d'outrage au Parlement, les conservateurs utilisent des tactiques de diversion.
Pourquoi ne pas arrêter les jeux politiques et donner aux députés un accès sécuritaire aux documents non censurés sur le transfert de détenus afghans maintenant, tout de suite?
L'hon. Lawrence Cannon (ministre des Affaires étrangères, PCC):
Monsieur le Président, premièrement, nous nous sommes conformés à l'entente initiale de transférer tous les documents que la loi nous permet de divulguer. Nous l'avons fait.
Deuxièmement, nous avons annoncé, il y a quelques semaines, que le juge Frank Iacobucci entreprendra, lui aussi, un examen indépendant et exhaustif de la rédaction des documents portant sur les prisonniers talibans.
Compte tenu de ce que nous avons fait, je crois que la lumière peut justement être apportée, et l'éclairage pourra être...
M. Paul Dewar (Ottawa-Centre, NPD):
Monsieur le Président, dans les documents, un soldat affirme avoir vu un détenu afghan recevoir un coup de canon de lance-grenade sur la tête. Un autre soldat pense que des détenus ont été exécutés sommairement. Un officier signale que les détenus « semblaient avoir été blessés » et que les forces afghanes « ne suivent pas nécessairement nos politiques sur le traitement des détenus, si vous voyez ce que je veux dire ». Monsieur le Président, tout le monde voit ce qu'il veut dire.
Les notes préparées ne suffisent plus. Le gouvernement doit au Canada de dire toute la vérité. Quand ouvrira-t-il une enquête publique?
L'hon. Lawrence Cannon (ministre des Affaires étrangères, PCC):
Monsieur le Président, les hauts dirigeants des Forces canadiennes ont immédiatement ordonné une enquête sur toutes les allégations. Les Forces canadiennes veillent à ce que chaque allégation fasse l'objet d'une enquête visant à en déterminer le bien-fondé, mais jusqu'à présent aucune d'entre elle ne s'est avérée fondée.
M. Paul Dewar (Ottawa-Centre, NPD):
C'est plutôt louche, monsieur le Président.
En passant, le gouvernement a insulté la Chambre des communes et les Canadiens, hier, quand il a déposé une tonne de documents à la Chambre. Ceux-ci avaient déjà été commandés par la CEPPM et devaient être rendus publics. Je ne veux pas dire que le ministre a induit la Chambre en erreur, mais la tactique qu'il a adoptée avait pour but de retarder la réponse du gouvernement tout en coupant l'herbe sous le pied à la CEPPM.
Si le gouvernement voulait sérieusement faire toute la lumière sur cette affaire, il se plierait à l'ordre de la Chambre exigeant l'accès aux documents. Quand le gouvernement cessera-t-il de temporiser et admettra-t-il la vérité?
Inutile de mentionner l'enquête du juge Iacobucci. C'est un bon gars, mais cette enquête n'ira pas...
L'hon. Lawrence Cannon (ministre des Affaires étrangères, PCC):
Monsieur le Président, l'ancien juge Iacobucci est un homme hautement respecté dont tous les députés reconnaissent la compétence. Nous lui avons demandé d'entreprendre un examen indépendant et exhaustif en bonne et due forme. Laissons le juge Iacobucci faire son travail.
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La période des questions commence à 14 h 15 du lundi au jeudi et à 11 h 15 le vendredi.
Il est conseillé d'arriver au moins 30 minutes à l'avance.

