Samedi, 19 Mai 2012

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Dewar rend public un plan d’action pour protéger la rivière des Outaouais

OTTAWA – En prévision de la Journée mondiale de l’eau des Nations Unies, le député néo-démocrate, Paul Dewar (Ottawa-Centre), a rendu public aujourd’hui son plan d’action pour protéger la rivière des Outaouais.

ottawa-river-action« L’année dernière, j’ai déposé une motion au Parlement lui demandant de prendre les mesures nécessaires pour protéger la rivière des Outaouais. Cette année, je publie un plan d’action que le gouvernement doit mettre en œuvre pour préserver l’intégrité de la rivière, a déclaré M. Dewar. Il ne doit pas attendre que la pollution de la rivière atteigne un niveau catastrophique avant d’agir, comme ce fut le cas pour les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. »

Un million de personnes tirent leur eau potable de la rivière des Outaouais. Pourtant, plusieurs sources de pollution contaminent le bassin, y compris les eaux d’égouts urbains et les effluents industriels. Une combinaison d’eaux usées, de solides en suspension, de détritus ainsi qu’une variété de produits chimiques dérivés de sources résidentielles, industrielles et agricoles polluent la rivière. Les neuf usines de pâte à papier exploitées le long de ses rives constituent une importante source de contamination.

« Le déficit croissant des infrastructures de nos villes signifie que les municipalités n’ont pas les moyens d’investir les fonds nécessaires pour protéger la rivière des eaux usées, a ajouté M. Dewar. Des règlements environnementaux sévères, leur application cohérente et un investissement soutenu en infrastructure sont les premières étapes que le gouvernement fédéral doit prendre pour protéger et préserver la rivière des Outaouais. »

Sentinelle Outaouais se veut un organisme rassembleur pour protéger et promouvoir la santé et la diversité écologique de la rivière des Outaouais et de ses tributaires. Selon Meredith Brown, directrice en chef de l’organisme, la rivière a besoin d’être mieux protégée. « Cette une rivière magnifique qui sillonne la capitale du pays, l’approvisionne en eau potable et contribue à la qualité de vie des citoyens qui y vivent, a affirmé Mme Brown. Nous sommes encouragés par les démarches de Paul Dewar de porter la rivière à l’attention du gouvernement fédéral, qui a visiblement la responsabilité d’agir pour protéger cette rivière interprovinciale. »

Le plan d’action de Paul Dewar recommande également d’investir dans un programme de surveillance et de recherche environnementales continues, de surveillance par le gouvernement fédéral des efforts déployés pour protéger la rivière des Outaouais, d’exploitation écologique des barrages et de reboisement des aires riveraines.

« Pendant des milliers d’années, les habitants de la région ont utilisé la rivière comme source de subsistance et comme gagne-pain, a conclu M. Dewar. Nous devons agir immédiatement afin de préserver notre rivière pour que les générations puissent en faire autant. »

Plan d’action pour protéger la rivière des Outaouais

La rivière des Outaouais sert de source d’eau potable à plus d’un million de personnes.

En avril 2007, le député néo-démocrate d’Ottawa-Centre Paul Dewar a déposé la motion suivante à la Chambre des communes :

Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait s’engager à prendre des règlements pour protéger et préserver l’intégrité et le milieu naturel de la rivière des Outaouais.

Comme suite à sa motion et en prévision de la Journée mondiale de l’eau proclamée par l’ONU, Dewar publie son plan d’action pour protéger et préserver la rivière des Outaouais.

Problèmes et solutions

Problème : La pollution par les eaux usées municipales : de grandes quantités d’eaux d’égout sont déversées dans la rivière. Le mélange d’eaux usées brutes et traitées contient des substances toxiques telles eaux sanitaires, solides en suspension, débris et produits chimiques de toutes sortes provenant de sources résidentielles, commerciales et industrielles. Les eaux d’orage d’Ottawa et de Gatineau sont également acheminées à la rivière des Outaouais.

Solution : Renforcer la réglementation environnementale du gouvernement fédéral, mettre en application la Loi fédérale sur les pêches et aider financièrement les villes à améliorer leur infrastructure. Publier des bilans de conformité et conférer au public le droit de savoir quand des eaux d’égout non traitées sont déversées dans la rivière.

Problème : La pollution industrielle : les neuf usines de pâtes de la rivière des Outaouais sont très polluantes. Une usine typique rejette 90 à 130 millions de litres d’eaux usées industrielles par jour. La couleur, le goût et l’odeur des eaux de la rivière s’en ressentent 900 km en aval des usines de pâtes.

Solution : Renforcer la réglementation de l’environnement et la mettre en application de façon uniforme.

Problème : La fragmentation de la recherche : les données de qualité de l’eau ne sont pas intégrées ou uniformes le long de la rivière des Outaouais. Il n’y a pas d’organisme gouvernemental unique qui recueille constamment des données de qualité de l’eau sur une grande échelle à des fins d’analyse. Le contrôle de la qualité de l’eau se fait au coup par coup dans l’ensemble du bassin versant et il n’existe pas de programmes de contrôle capables d’indiquer au fil du temps les tendances de la qualité de l’eau sur le cours principal de la rivière. Personne n’additionne les apports cumulatifs à la rivière.

Solution : Subventionner la recherche et contrôler régulièrement les indicateurs écologiques.

Problème : L’absence de surveillance centralisée des efforts de protection de la rivière : la rivière des Outaouais baigne deux provinces et plusieurs municipalités.

Solution : L’absence de surveillance fédérale des efforts de protection de la rivière : le gouvernement fédéral a investi de l’argent dans les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent à cause des niveaux de pollution catastrophiques de ces plans d’eau. Il doit aussi investir dans la gestion progressive des bassins versants de la rivière des Outaouais au lieu d’attendre que les niveaux de pollution atteignent les mêmes niveaux catastrophiques. En outre, il doit prendre l’initiative de dresser un plan de gestion des bassins versants de la rivière ainsi qu’une stratégie de conservation et de protection.

Problème : Les barrages : plus de 50 gros barrages et plusieurs petits ouvrages de régulation des eaux peuvent entraver la migration des espèces et nuire à la biodiversité de la rivière.

Solution : Construire uniquement des barrages à incidences limitées. Exploiter les barrages existants en les faisant couler naturellement comme l’eau de la rivière. Aménager des échelles à poissons pour permettre la libre migration des espèces.

Problème : La pollution par les déchets agricoles : le déchargement d’engrais, de fumiers, de pesticides et d’herbicides dans la rivière.

Solution : Favoriser l’agriculture biologique; réhabiliter les habitats de prairie en tant que zones tampons entre les terres agricoles et la rivière; rendre obligatoire l’aménagement de zones tampons végétales le long de la rivière et de ses affluents.

Contactez Paul

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